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sommaire

Le milieu biologique
(Source : Schéma de gestion de l’environnement de la Gondoire – Patrimoine naturel – Diagnostic et propositions de valorisation / ECOSPHERE-HYDROSPHERE avril 2000)

La flore
Le long des berges du ru de la Brosse, on trouve :

  • une végétation hygrophile : c’est une formation végétale herbacée permanente localisée en bordure de cours d’eau
  • des boisements linéaires : cette ripisylve est constituée d’aulne glutineux, de frêne commun, de saule blanc…

Sur le flanc est de la vallée, on trouve :

  • des vergers traditionnels, le plus souvent en friche, qui occupent des superficies assez importantes : certains sont transformés en jardinets, d’autres évoluent vers une formation rudérale sans intérêt écologique (Ormaie rudérale le plus souvent)
  • des boisements « semi-naturels » : il s’agit de formations arborées spontanées matures, se développant sur un sol peu ou pas perturbé (Chênaie-Charmaie, Frênais-Charmaie)
  • une prairie
  • une petite zone de cultures.

Sur le flanc ouest de la vallée, on trouve :

  • quelques vergers, très ponctuels
  • une peupleraie âgée et non entretenue présentant en sous étage une végétation spontanée appauvrie pouvant évoluer vers une forme de Chênaie-Frênais fraîche
  • les boisements ornementaux du parc du château de Rentilly : ils incluent les « jardins à l’anglaise »
  • de nombreuses cultures : cultures intensives de blé et maïs essentiellement.

Notons la présence, le long du rû de la Brosse, d’une espèce végétale assez rare en Ile de France : Compagnon rouge (Silène dioica), espèce des lisières fraîches plus ou moins rudérales.


La faune
Les oiseaux nicheurs
Parmi les espèces d’oiseaux nicheurs recensés, on distingue le martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis), espèce assez rare en Ile de France, et le Bruant proyer (Miliaria calandra), espèce assez commune en Ile de France.

Les mammifères
Les espèces de mammifères observées sont toutes communes dans la région. Concernant les grands mammifères (chevreuils, sangliers), on constate un phénomène de compartimentation entraînant un isolement des populations. Ce phénomène est lié à l’urbanisation et aux voies de communications qui constituent des barrières difficilement franchissables.
Signalons que des petites populations de chevreuil et de renards se sont réfugiées dans le parc arboré de Rentilly.

Les libellules
La faible diversité en libellules indique un faible développement des formations herbacées aquatiques et rivulaires et la mauvaise qualité des eaux.


L’intérêt écologique
La vallée de la Brosse ne présente pas d’intérêt écologique majeur ; elle n’abrite pas de milieu « semi-naturel » d’intérêt patrimonial. Cette affirmation doit cependant être nuancée par le caractère naturel du ru de la Brosse qui abrite le martin-pêcheur d’Europe.
Il s’agit d’une nature ordinaire qui, comparée aux espaces avoisinants largement urbanisés, présente un intérêt écologique fonctionnel à défaut d’être patrimonial. Cet intérêt repose sur la présence en mosaïque de prairies, de vergers, de zones humides et de boisement qui sont le support pour tout un cortège d’espèces animales et végétales.


La vallée de la Brosse, tout comme celle de la Gondoire, constitue encore un réservoir de biodiversité.